Partager l'article ! Témoignage d'une pèlerine...: Une seule parole s’impose et tout s’éclaire : « fais tout ce qu ...
Une seule parole s’impose et tout s’éclaire : « fais tout ce qu’Il te dira ! »
Trois ans, il m’aura fallu trois ans pour entendre l’appel. Tendresse des médiateurs, patience des médiateurs qui se nomment Christine, Olivier, Pierre.
Un appel qui se fait de plus en plus insistant, silencieux , « viens suis moi ». Dieu parle au cœur, je ne sais pas encore pourquoi. J’ai certes envie d’aller à Lourdes depuis longtemps, pour combler ma curiosité, pour mettre des paysages, des monuments, une grotte, une source sur un nom. Peut être aussi pour y retrouver l’âme de mes grand- parents paternels qui se retrouvaient bien dans cette spiritualité des pèlerinages (Paray, Lourdes…).
Je n’éprouve aucun besoin de m’y rendre comme médecin, ce que je recherche depuis plusieurs années, c’est la justesse de la relation, l’authenticité, la proximité, le « frère à frère » et je ne sais pas encore (ou ne veux pas l’entendre) qu’à Lourdes on est tout à la fois : pèlerin, malade, soignant, on donne et on reçoit en simultané.
L’idée de service ne tardera pas à se concrétiser, les journées ne seront pas assez longues pour faire tenir tout ce que l’on souhaite offrir et recevoir : écoute , réconfort, soins.
Mais avant : c’est l’immersion, car d’eau , c’est bien de cela qu’il s’agit. Le Oui est instantanément béni,
- Eau des larmes témoin d'une grande émotion
- Eau de la source, celle qui désaltère, qui irrigue le cœur sec , celui qui ne croyait pas en la richesse du cœur de l’homme. Par l’eau le cœur se dilate enfin, et je comprends alors avec Ch De Chergé , ce que peut représenter « Aimer c’est tout donner ». Mon Dieu que ce que j’ai donné jusqu’à ce jour est tout petit ! – Beauté du message !-
Puis c’est la grâce du sacrement de la réconciliation proposé pendant le pèlerinage, il me fait poser un regard juste sur ma vie, sur la vie de tous ceux qui font route avec moi, au quotidien. Le Christ accueille l’émerveillement de la rencontre, accueille mes angoisses et je repère ce qui se cache dans les anfractuosités de mon cœur, (la face cachée de la grotte) c’est l’échelle inversée des valeurs qui prend corps et redonne toute sa signification aux béatitudes . Marie est là ,patiente, souriante, elle devient le lieu où le Christ se tient, mais elle est toujours le lieu où se tient le Christ ,de l’annonciation à la résurrection ! Le Christ est donc là prêt à me relever.
- Eau de la source dans laquelle j’ose me laisser plonger pour renaître à tous mes sens, un regard neuf sur le monde, mes oreilles ne percevront pas forcément la même musique, elles iront chercher la signification des silences.
A Lourdes, c’est aussi et surtout la consécration de la Parole ; Ce pain quotidien qui nous est donné, la Parole de la Vie , La Bible bâton de pèlerin nous offre la parole qui apaise, la parole qui fait comprendre, la parole qui fait grandir. Je demande par l’intercession de Marie que soient bannies toutes ces paroles qui tuent par leurs violences, par leurs mépris, par ce qu’elles veulent cacher.
La parole toute simple qui parle au cœur, sortie de la bouche du Christ, « Voici ta mère », car Lourdes c’est aussi Marie de tendresse qui accueille et ouvre un avenir sur les pas de son Fils. Marie nous appelle à garder les yeux fixés sur le Christ. Tout nous y appelle, jusqu’à cette démarche de la procession Eucharistique, « je marcherai en ta présence sur la terre des vivants » ! La rencontre de Jésus le Christ à travers les souffrances qui se devinent mais qui dignement ne s’expriment que par le silence et le sourire. Cette rencontre incarnée, tant recherchée, pour finalement prier le Père, la rencontre du Christ sur les chemins de sa passion, jusqu’à le suivre tel le pèlerin d’Emmaüs, puis le recevoir après avoir une nouvelle fois murmuré : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guérie »
Guérie, ? de mon indifférence, de mes certitudes, … je laisse la conclusion à Claire Anne Baudin « Le soin du monde et la joie qui l’accompagne sont un honneur rendu à la vie et à qui donne vie… »